Marché de l'essence - SagLac

Si le prix de l'essence à la pompe fluctue régulièrement, c'est que celui-ci est composé de plusieurs éléments, notamment par le coût et les marges de raffinage, les frais de transport et les taxes fédérale et provinciale.

Comme nous le savons, l'essence est un produit dérivé du pétrole brut. Au même titre que le café, le coton ou le sucre, l'or noir est une ressource naturelle qui se transige sur les marchés boursiers. Le prix de cette commodité est influencé par différents facteurs positifs ou négatifs (ex.: augmentation ou diminution de la production, hausse ou baisse de la capacité de raffinage).

Au Québec, le prix de l'essence est influencé par la valeur des deux barils de pétrole brut négociés aux bourses de New York (New York Mercantile Exchange - NYMEX) et de Londres (International Petroleum Exchange - IPE). En cliquant sur ce lien, vous pourrez consulter le prix actuel desdits barils.

À Saguenay, pendant plusieurs années, il n'y avait pratiquement aucune compétition dans le secteur de la vente de carburant, étant donné que le prix de l'essence est généralement le même qui est affiché dans toutes les stations-services de la ville. Lorsqu'un détaillant baissait son prix, les autres emboîtent tous le pas dans les quelques heures qui suivent et c'est également le même effet lorsqu'il décidait de monter son prix à la pompe.

Cependant, depuis l'été 2009, les prix affichés dans la région peuvent varier d'un endroit à l'autre, de l'ordre de 0.5¢ jusqu'à 5¢ et ce, sur la même rue ou le même boulevard. De façon générale, l'essence la moins chère se vend par quelques détaillants situés sur le boulevard Talbot dans le secteur de Chicoutimi et les proches alentours.

Ces derniers mois, certains détaillants ont tenté d'augmenter le prix de l'essence, mais à plusieurs reprises, la tentative s'est soldée par un échec, forçant ceux qui avaient augmenté leur prix à le rebaisser au même niveau que ceux qui avaient résisté à la tentation de leurs concurrents. Cette situation a même forcé quelques détaillants à fermer leurs portes, dont le très connu Garage Marcel Simard qui, après plus de 50 ans, a dû fermer et démanteler ses pompes à essence (cependant, son service de remorquage et de mécanique est toujours ouvert) en raison justement d'une marge au détail insuffisante pour couvrir au minimum ses frais d'exploitation.

Rappelons que dans la région, la marge bénéficiaire brute pour qu'un détaillant puisse couvrir ses frais d'exploitation (chauffage, électricité, locations, etc.) et réaliser un profit raisonnable et acceptable est estimée à 6 ou 7 cents le litre, en moyenne. Il est certain qu'un détaillant corporatif aura besoin d'une marge moins élevée qu'un détaillant indépendant régional par exemple.